DAF.info | L'actualité des solutions informatiques pour les directions financières (CFO)

Le magazine en ligne des solutions informatiques au service des directions financières (CFO)


 


RH / Paie / Social

Entretien d’embauche : comment déjouer les questions pièges, grâce au recruteur Robert Half


Communiqué de Robert Half


S’il est l’occasion unique de présenter de vive voix son expérience et ses compétences, l’entretien d’embauche est également le moyen pour le recruteur d’en savoir plus sur le candidat qu’il rencontre, et ce jusqu’à tester sa réaction face à des questions pièges. Pour déjouer les plus fréquentes, voire les plus inattendues, le spécialiste du recrutement permanent et temporaire Robert Half prend l’exemple de 5 questions et indique comment s’y préparer.



« L’entretien de recrutement demeure un passage obligé pour tous les candidats à un poste. Bien souvent, il est jalonné de questions susceptibles de mettre à rude épreuve les capacités de raisonnement et de communication du candidat.» explique Fabrice Coudray, Directeur chez Robert Half International France.



Voici cinq questions épineuses, couramment posées par les recruteurs, et autant de stratégies pour bien s’y préparer.



1. Parlez-moi de vous ?

Souvent posée en début d’entretien, cette question déroute bien des candidats. Pourquoi ? Pour la simple raison qu’elle est tellement vaste qu’il est souvent difficile de savoir si le recruteur cherche à engager la conversation ou à connaître les grands traits du parcours professionnel présenté. Dans ce cas, il est plus sûr de s’en tenir à ses compétences professionnelles et à ses connaissances.

La réponse idéale devra être concise, mais contenir suffisamment d’informations sur ses aptitudes et son expérience, notamment celles en lien avec le poste à pourvoir, pour que le recruteur puisse cerner ce que le postulant pourrait apporter à l’entreprise. Une réponse trop vague dépourvue d’exemples concrets pourrait amener l’employeur potentiel à se demander si le candidat correspond bien au profil recherché.

Le recruteur a avant tout besoin d’être rassuré, avec un discours claire et fluide et une réponse concise, du genre : « J’ai exercé ma carrière en entreprises puis dans le conseil. J’ai toujours été attiré par la culture de la réussite combinée à une prise de risques intelligemment calculée. Je suis offensif et curieux. Comme mon relationnel est aisé, je suis rapidement devenu manager, une mission de management qui me tient particulièrement à cœur. »



2. En quoi le poste à pourvoir vous intéresse-t-il ?

En posant cette question, le recruteur cherche à s’assurer que la démarche de son candidat ne s’inscrit pas dans le court terme. Il recherche des personnes motivées par le poste à pourvoir et par la société qui le propose. Par conséquent, il s’agit de faire comprendre dans la réponse que l’on s’est donné les moyens de mieux connaître l’entreprise avant de se présenter à l’entretien – c’est le préalable minimum – et que ses compétences correspondent bien à celles qu’exige le poste considéré. Il est opportun alors de montrer que l’on est sélectif dans sa recherche d’emploi.

Une stratégie complémentaire pour répondre à cette question ? Celle d’« ouvrir » le sujet en expliquant à son interlocuteur que l’on s’intéresse non seulement à l’entreprise et au contenu du poste, mais aussi à ses produits, à ses hommes, à sa culture d’entreprise, à l’évolution de la fonction visée à 1, 2 et 3 ans… Dans cette démarche, le(la) candidat(e) sera ainsi amené(e) à poser des questions au recruteur, prouvant ainsi son réel intérêt. Sans oublier également d’expliquer que ses réalisations et expériences passées correspondent à la fonction, ni de souligner que, de son côté, le poste et ses évolutions futures permettront au candidat de déployer ses compétences.



3. Quels sont vos points faibles ?

En règle générale, les demandeurs d’emploi cherchent à transformer un point négatif en point positif. « Je suis un bourreau de travail » est un exemple classique. Ce type de réponse peut toutefois donner l’impression d’avoir été préparée à l’avance ou sonner faux… Une stratégie possible pour « parer » à cette question ? Parler plutôt de ses « points de vigilance », telles que des carences techniques et/ou relationnelles sur lesquelles on cherche à se perfectionner. Il s’agit là de faire une autocritique honnête et d’expliquer en toute humilité comment l’on travaille sur ces points pour les améliorer, ce qui montre une capacité de rebond ! Enfin, souligner aussi que l’on a su tirer des leçons des difficultés rencontrées sera une autre réponse appropriée… Un possible exemple vécu : « Pour surmonter mon appréhension à chaque présentation orale en public, je suis actuellement une formation de prise de parole en public ».



4. Combien de fois par jour les aiguilles d’une montre se chevauchent-elles ?

Face à ce type de question déconcertante, un mot d’ordre : ne pas se laisser envahir par le stress ! Le recruteur cherche simplement à tester le sens de l’analyse critique, et attend avant tout une réponse sincère et construite. Selon l’interlocuteur rencontré dans l’entreprise, on pourra jouer sur l’humour ou retourner la question sans y répondre en disant par exemple, « Le temps n’est pas une obsession. Je ne regarde pas assez ma montre pour le savoir car je ne m’ennuie jamais. »

En tout état de cause, il s’agit de prendre le temps d’analyser le problème, sans crainte de penser tout haut pour formuler une réponse logique. Même si l’on se trompe, les capacités de raisonnement qui transparaîtront pourront faire bonne impression sur le recruteur…

« Dans ce cas, c’est la capacité d’improvisation qui est « testée » car celle-ci est souvent précieuse dans un contexte professionnel... », souligne Fabrice Coudray.



5. Avez-vous des questions ?

La bonne stratégie ici est de poser quelques question(s) ciblée(s) au recruteur, véritable signe d’intérêt pour le poste à pourvoir. A savoir des questions, par exemple, sur la culture d’entreprise, sur les critères choisis pour juger le collaborateur durant la période d’essai, le principal écueil du poste... Et pourquoi ne pas demander également au manager rencontré les raisons qui l’ont poussé à rejoindre l’entreprise ?

Pour se préparer à cette question, un mot d’ordre avant l’entretien : penser à 10 choses que l’on aimerait savoir à propos de l’entreprise et sur des aspects de la fonction qui paraissent « obscurs ». Il sera ainsi plus facile de demander : « Qui sera mon responsable ? Quel est sont parcours ?» ou « Que pensez-vous de l’acquisition de la société X par le principal concurrent de votre entreprise ? ». Il est bien sûr possible que des réponses à certaines de ces questions aient été apportées au cours de l’entretien, mais il y aura aussi de fortes chances qu’il en reste quelques-unes à poser à la fin.

Une autre consigne ? Attention aux questions qui sont en revanche à différer… Il est totalement inutile et même risqué de chercher à obtenir dans l’immédiat des informations sur le salaire, les avantages ou les congés proposés avant qu’une proposition d’embauche n’ait été faite. Dans le cas contraire, le recruteur risque de croire que seuls ces éléments intéressent le candidat…



« Les entretiens constituent une étape nécessaire du processus de recrutement, mais ne doivent pas vous intimider pour autant. Il est essentiel de se préparer à l’avance à certains « casse-tête » et de penser à demander un temps de réflexion pour répondre aux questions les plus épineuses. Rester calme et posé(e) en situation de stress ne fera que mettre en valeur votre professionnalisme tout en vous différenciant des autres candidats. », ajoute Fabrice Coudray.


Lundi 19 Octobre 2009
Lu 1770 fois


Nouveau commentaire :

Vous pouvez commenter ou apporter un complément d’information à tous les articles de ce site. Les commentaires sont libres et ouverts à tous. Néanmoins, nous nous réservons le droit de supprimer, sans explication ni préavis, tout commentaire qui ne serait pas conforme à nos règles internes de fonctionnement, c'est-à-dire tout commentaire diffamatoire ou sans rapport avec le sujet de l’article. Par ailleurs, les commentaires anonymes sont systématiquement supprimés s’ils sont trop négatifs ou trop positifs. Ayez des opinions, partagez les avec les autres, mais assumez les ! Merci d’avance. Merci de noter également que les commentaires ne sont pas automatiquement envoyés aux rédacteurs de chaque article. Si vous souhaitez poser une question au rédacteur, contactez-le directement.
Articles complémentaires

« »

Réflexions et prospective | La bureautique du financier | Budgets / Elaboration budgétaire | ERP / PGI | Comptabilité | Immobilisations / Rapprochement / Notes de frais | Dématérialisation | Frais / Dépenses / Achats | Trésorerie / Moyens de paiement | Relations Banques - Entreprises | Fiscalité | Contrôle de gestion | Gestion de la performance / Business Intelligence / Reporting | Règlementaire / Audit / Consolidation / Bourse | Gestion documentaire / Archivage légal / Contrats | Risque Client / Recouvrement | RH / Paie / Social | SSII / Externalisation | Qualité de l'information | Gestion des risques | Décryptage des nouvelles technologies | Podcast | Livres


 



> DERNIERS COMMENTAIRES

> OBJECTIF PERFORMANCE
le blog de Patrick JAULENT
> BLOG DE DAF
de Philippe MULARSKI

> DFCG TV




Copyright © Philippe NIEUWBOURG
Toute reproduction ou représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages publiées sur ce site, faite sans l'autorisation de l'éditeur est illicite et constitue une contrefaçon. Philippe NIEUWBOURG s'est engagé à respecter la confidentialité des données personnelles régies par la loi 78-17 du 6 janvier 1978.

Decideo.fr | RelationClient.net | Progisphere.com | Progilibre.com | DAF.info | ECONOtique.com
ClubMSCRM.net | ClubMSBI.net | ClubSAP.net | DecoEco.fr | AnteMemoire.org | Nieuwbourg.com | Nieuwblog.com
StrategieDecisions.com | StrategieRelationClient.com

BeyeSEARCH  |  BeyeBLOGS  |  BeyeRESEARCH  |  TDAN.com  |  BeyeNETWORK  BeyeNETWORK USA  BeyeNETWORK UK  BeyeNETWORK Germany  BeyeNETWORK India  BeyeNETWORK China