Une enquête menée auprès de 200 directeurs administratifs et financiers de TPE-PME par De Rhins,
cabinet modérateur de frais bancaires et financiers, montre que les entreprises françaises, évaluant
mal leur pouvoir de négociation et sous-estimant l'ampleur des économies qu'elles pourraient réaliser,
négocient peu leurs conditions bancaires.
Le contexte : une relation Banque-Entreprise jugée peu satisfaisante
« De plus en plus complexes et difficilement comparables, les offres bancaires sont aujourd'hui mal
adaptées aux attentes des PME. » constate Laurent Clementz, Président Directeur Général de De
Rhins. Un sondage réalisé récemment par le Comité Richelieu montre ainsi que près de 50% des
PME ne sont pas satisfaites de leur relation avec les banques.
Plusieurs éléments confirment cette tendance. Selon une étude commandée par la Fédération
Bancaire Française à l'IFOP en février 2008 auprès de 1 000 PME-TPE, 45% des dirigeants estiment
qu'ils n'ont pas été bien aidés ou bien conseillés par les banques lors de leur demande de
financement et 50% d'entre eux trouvent que l'on ne peut pas comparer les produits d'une banque à
une autre.
Résultats de l'étude De Rhins : les entreprises françaises sous-estiment leur pouvoir de
négociation auprès des banques
L'étude réalisée par De Rhins fait apparaître un faible niveau d'information des entreprises sur leurs
conditions bancaires et sur leur pouvoir de négociation. Ainsi, près de la moitié d'entre eux (47%)
ignorent le poids de leurs frais et de leurs intérêts bancaires.
De même, ils ne sont que 52% à connaître leur notation Banque de France qui constitue pourtant un
élément clé dans la tarification bancaire et donc un levier important de négociation des conditions
bancaires.
En conclusion, il semblerait que la plupart des personnes interrogées sous-estiment le potentiel
d'économies que permettrait une bonne négociation des conditions bancaires. En effet, près de 60%
des entreprises interrogées n'ont jamais lancé d'appel d'offres auprès des banques et elles ne sont
que 26% à avoir travaillé avec un cost-killer bancaire au cours des trois dernières années.
Plus l'entreprise est de taille modeste (moins de 50 millions d'euros de chiffre d'affaires), moins elle a
tendance à utiliser de véritables outils de négociation de ses frais bancaires.
L'appel d'offre bancaire : un potentiel d'économies conséquent
Le recours à un appel d'offres peut permettre de réaliser plus de 40% d'économies sur les frais et
commissions bancaires. Les entreprises auraient donc intérêt à réaliser tous les 3 ans un appel
d'offres auprès de différentes banques.
« Aujourd'hui, la plupart des entreprises ont pris en compte les moyens de réaliser des économies sur
leurs différents postes de charges. Cependant il reste un poste d'économies potentielles encore peu
exploité et qui représente un enjeu significatif : les frais bancaires et financiers.», conclut Laurent
Clementz.