L'innovation est le seul moyen de capitaliser sur les dépenses de mise en conformité dans le nouvel espace européen de paiement en euro
Un rapport européen d'IDC sur les efforts des banques pour se conformer aux directives de l'espace unique de paiement en euro (ou SEPA, pour Single European Payments) révèle qu'une certaine lassitude commence à se faire sentir sur ce sujet au sein de la communauté des services financiers avec pour conséquence un risque croissant de procrastination. Cette étude commanditée par Informatica Corporation (NASDAQ: INFA), leader des fournisseurs indépendants de logiciels et de services d'intégration de données, et Atos Origin, met les banques en garde contre les difficultés qu'elles auront à rentabiliser leurs investissement de conformité à ces nouvelles directives si elles n'innovent pas et ne proposent pas à leur clients des services à valeur ajoutée utilisant l'infrastructure SEPA.
Une nouvelle étape à franchir pour les établissements financiers
La première étape de SEPA s'est concrétisée en janvier 2008, mais les banques européennes doivent encore investir pour se conformer à la directive sur les services de paiement (PSD, Payment Services Directive) et, d'ici novembre 2009, au prélèvement SEPA (SDD, SEPA Direct Debit). Un des principaux défis qui se pose à elles, est la gestion d'un système complexe. Composé d'éléments disparates et impliquant de multiples formats de données, ce système est pour le moment incapable d'évoluer au même rythme qu'un secteur de plus en plus mondialisé. Pour cette raison, les banques doivent trouver un équilibre entre dépenser moins dans les processus tout en les renforçant. Une gestion efficace des données dispersées sur ces multiples plates-formes est un facteur décisif pour atteindre cet objectif.
Rachel Hunt, European Banking Research Manager, au sein de la société Financial Insights du groupe IDC estime que « Compte tenu du nombre de réglementations auxquelles les banques ont dû se conformer depuis ces dix dernières années, il n'est pas surprenant de voir émerger cette "lassitude SEPA", en particulier parmi les banques de taille moyenne qui disposent de ressources moins importantes pour apporter à leurs systèmes les changements requis. Il est indispensable que l'harmonisation des systèmes de paiement en Europe soit perçue comme un investissement à long terme, pouvant servir de plate-forme pour générer des revenus futurs. Par exemple, la centralisation des flux de paiements se traduira par une plus grande transparence dans les transactions clients, ce qui permettra en retour aux banques d'identifier de nouvelles opportunités. Pour que cela devienne une réalité, les banques doivent s'attaquer intelligemment au défi que représentent les données. Si elles ne sont pas en mesure de le faire, leurs efforts de conformité seront comparables à un tabouret à deux pieds ».
Des réglementations fastidieuses mais profitables
Aussi fastidieuse et onéreuse que puisse paraître la conformité à SEPA pour les banques de taille moyenne, elle présente également de nombreux avantages : SEPA leur permet notamment d'étendre les services à valeur ajoutée qu'elles proposent à leurs clients. La Commission européenne travaille actuellement sur des standards pour les paiements mobiles, ainsi qu'un cadre commun pour la facturation électronique (EEI, pour European Electronic Invoicing) offrant aux banques la possibilité de mettre en place une stratégie à long terme pour générer un meilleur retour sur investissement. Les banques qui auront mis en place les meilleures pratiques en matière d'intégration et de qualité des données provenant de sources multiples seront les mieux placées pour tirer un avantage commercial de ces développements.
« Pour le moment, les banques sont préoccupées par les conséquences du traitement des paiements sur leur rentabilité mais, en mettant en place la bonne plate-forme, elles peuvent renverser la vapeur et rendre leurs activités de paiement commercialement rentables » déclare Chris Boorman, Chief Marketing Officer d'Informatica. « Celles qui considèrent la conformité SEPA comme faisant partie intégrante de leur stratégie métier peuvent exploiter de nouvelles opportunités et éliminer durablement les problèmes budgétaires que posent les projets de conformité réglementaire. De plus, dans les années à venir, les banques qui fournissent le service le moins cher et le plus efficace ont toutes les chances de devenir les leaders du marché. Celles qui n'investissent pas maintenant risquent d'avoir des tarifs beaucoup moins compétitifs. »
L'intégration et la qualité de données au cœur de cette mise en conformité
« L'intégration de données joue un rôle évident pour assurer le passage en douceur à de nouveaux moyens de paiement, mais elle ne doit pas être considérée de manière isolée. Dans un secteur de plus en plus internationalisé, les banques doivent, quelle que soit leur taille, prendre en charge un nombre croissant de normes et de formats. Cela signifie que mettre en place les meilleures pratiques dès maintenant leur évitera des soucis ultérieurs. De même, l'impact financier de la crise des sub-primes et certains cas récents de fraude ont mis en évidence la nécessité de renforcer les systèmes de gestion du risque pour repérer la fraude et limiter les risques des banques » ajoute Chris Boorman.
« Si la première étape de conformité à SEPA est passée relativement inaperçue, la deuxième représente pour les banques et les organisations de taille moyenne une entreprise d'autant plus importante qu'elle est particulièrement fastidieuse. La capacité à innover est aujourd'hui une condition pour survivre dans le secteur des services financiers. Les organisations qui s'éloignent du modèle traditionnel, consistant à imposer un processus et à voir ensuite comment ce dernier peut-être automatisé, seront incontestablement les "gagnants de SEPA" souligne Joe Edwards, Senior Vice President, Sales and Marketing d'Atos Origin.
Le rapport d'IDC intitulé « SEPA, un levier pour tirer profit des infrastructures de paiement » est disponible en téléchargement sur le site www.informatica.com/fr. L'étude a été conduite au mois d'avril 2008 et IDC a consulté dans ce cadre la grande majorité des organisations de services financiers de la région Europe, Moyen-Orient, Afrique.